Entretien du système de chauffage: pour votre sécurité
«Un système de chauffage est comparable à une automobile : qu’il soit à air pulsé, à eau chaude, au mazout ou au gaz naturel, une mise au point est essentielle pour une plus haute performance et un meilleur confort», dixit le site Internet des spécialistes de la chose en question, la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec (CMMTQ). Une affirmation corroborée par Henri Bouchard, directeur technique au CMMTQ. «L’entretien annuel et la vérification de toutes les composantes d’un système assureront son efficacité mais surtout sa sécurité», ajoute M. Bouchard.
Systèmes de chauffage variés
Les systèmes de chauffage résidentiels sont variés : au départ, certains fonctionnent avec de l’électricité comme source d’énergie, d’autres avec des combustibles tels le mazout, le gaz naturel ou même le propane, combustibles qui émettent donc des gaz. Le chauffage lui-même est ensuite dispensé, par exemple, par air pulsé ou eau chaude. Il y a également, bien sûr, le système de plinthes électriques, largement répandu. Et d’autres alternatives comme la thermopompe ou la géothermie. Bref, une multitude de fonctionnements, avec des éléments spécifiques à chacun, qu’il convient d’inspecter.
Dans plusieurs cas, la «mère» du système sera la chaudière, communément appelée la fournaise. Elle peut être alimentée à l’électricité mais aussi avec des combustibles. Dans un cas comme dans l’autre, l’inspection et l’entretien sont nécessaires. «Dans les cas des appareils à combustibles [mazout, gaz naturel, propane], l’analyse des gaz de combustion est primordiale et doit être réalisée par des spécialistes», soutient Henri Bouchard. De plus, l’analyste pourra vous aviser de tout autre problème sur l’état général du système, des conduits, des filtres ou même de la cheminée (voir autre texte).
D’où l’importance de faire appel à une entreprise professionnelle. La Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec regroupe plus de 2200 entrepreneurs en mécanique du bâtiment, spécialisés principalement en plomberie et en chauffage. Le site Internet de la Corporation offre d’ailleurs aux consommateurs un répertoire des entreprises membres, classées par région ou par spécialité, pour vous aider à vous y retrouver.
Pour l’entretien saisonnier, la plupart des fournisseurs en combustible offrent le service d’entretien dans le plan de livraison décidé avec le client. Pour les chaudières alimentées à l’électricité, le consommateur devra alors se souvenir du rendez-vous annuel avec son système!
Le bricoleur amateur «qui pense s’y connaître» pourrait tenter lui-même l’opération d’entretien. Mauvaise idée, selon Henri Bouchard. «Il a le droit, remarquez, mais comment pourrait-il bien évaluer des aspects aussi cruciaux et précis que le pourcentage de monoxyde de carbone ou l’efficacité optimale de son système?» Poser la question, c’est un peu y répondre.
On vous suggère de vous contenter de l’aspect dépoussiérage : nettoyage des calorifères, des plinthes électriques ou des ouvertures d’air, pour les systèmes à air pulsé. Avec tout ce qu’il y a sur votre liste de travaux cet automne, c’est déjà bien assez! Sur Internet : www.cmmtq.org
Mise au point
Voici une liste sommaire des vérifications et ajustements effectués lors de la mise au point annuelle du système de chauffage :
° nettoyage de la surface de chauffe de l’appareil;
° nettoyage du tuyau de fumée;
° vérification du ventilateur ou de la pompe de circulation;
° lubrification;
° vérification et nettoyage des filtres et des conduits (air pulsé);
° nettoyage du gicleur;
° nettoyage des conduits de carburant.
La firme spécialisée vérifiera également :
° l’étanchéité et la propreté de l’échangeur de chaleur de l’appareil;
° l’apport d’air dont dispose l’appareil à combustion pour suffire à son bon fonctionnement;
° l’étanchéité et la propreté du tuyau à fumée et de la cheminée.
Prévenir le monoxyde de carbone
En plus de faire vérifier périodiquement le système de chauffage avec appareil à combustion, il faut s’assurer du bon état des conduits d’évacuation de la chaudière et faire ramoner la cheminée régulièrement. Assurez-vous que les gaz de combustion ne reviennent pas par le ventilateur de la salle de bain, l’échangeur d’air ou la hotte de la cuisinière.
Le CMMTQ suggère également l’installation d’un avertisseur de carbone, avec la certification la plus récente, et un principe de fonctionnement électrochimique.
Source Principale : Cmmtq
Économies d’énergie
Pour le système de chauffage, il est conseillé de régler le thermostat à 17 °C (63 °F) pour la nuit (et lorsqu’il n’y a personne durant le jour) et à 20 °C (68 °F) pour le jour. Gardez les bouches d’air et les radiateurs bien propres et dégagés et remplacez vos filtres au moins une fois par année.
Pour le chauffage de l’eau, il est conseillé de garder le thermostat du chauffe-eau réglé à 60 °C (140 °F), d’augmenter l’isolement thermique du réservoir d’eau chaude par la pose d’une chemise isolante pour chauffe-eau et d’isoler les longues canalisations d’eau chaude afin de minimiser les pertes thermiques. De plus, on vous suggère la pose de régulateurs de débit et de brise-jet aux robinets et pommes de douche.
Et pour les systèmes à plinthes électriques, le retour de la saison froide pourrait être l’occasion de changer ses vieux thermostats pour des thermostats électroniques, plus précis et efficaces et, par le fait même, plus économiques. Hydro-Québec offre d’ailleurs des réductions intéressantes aux consommateurs qui désirent effectuer la transition et des bons de réduction peuvent être imprimés à partir du site d’Hydro.
Le bois aussi sûr que l’acier ou le béton
Un badaud, rencontré sur les lieux, se confie au Soleil : «Je me demande si le bâtiment va tenir bon et s’il sera assez résistant au feu.» D’autant plus que les poutres, une fois le chantier terminé, demeureront apparentes.
Rien à craindre, dit Martin Girard, porte-parole de la Régie du bâtiment. «Le projet répond à tous les critères de résistance structurelle aussi bien qu’au feu», atteste-t-il. Tandis qu’il a été démontré, à la suite d’essais ou d’analyses, que le matériau et le système de construction, par équivalences, s’accordent aux exigences du Code national du bâtiment.
Directeur de l’administration de Fondaction, Jean-Pierre Simard déclare que la «structure est réputée aussi performante que le serait une autre en acier et [ou] béton».
Le bois employé est donc aussi sûr que l’un et l’autre. «Il n’est pas meilleur, mais pas moins», résume Sylvain Gagnon, ingénieur et chercheur au centre de recherche sur le bois FTInnovations, division Forintek, rue Franquet, à Québec.
FTInnovations, rappelle-t-on, est un organisme privé, sans but lucratif, de recherche et de développement qui exploite des laboratoires à Québec, Montréal et Vancouver. Il aura été partenaire dans la mise en oeuvre de l’édifice en hauteur, unique en son genre, de Fondaction.
«En réalité, l’immeuble est hybride. Il sera fait de bois, d’accord. Mais aussi de béton», rend compte le directeur de recherche du laboratoire de Québec, Richard Desjardins.
Car la cage d’escalier, en béton, telle une colonne vertébrale, encaissera les «efforts latéraux de la construction». Le poids du bois étant, au reste, inférieur à celui de l’acier ou du béton.
Plus gros
Encore que le bois de l’immeuble est plus gros que structurellement nécessaire. Ce, afin qu’il puisse mieux tenir tête au feu, le cas échéant. Il peut brûler, mais sans que soit mise expressément en péril l’intégrité de sa structure interne.
Car lorsque des poutres (14 po sur 28 po) de grande taille brûlent, un champ de carbone se forme à la surface. Ce qui protège la partie intérieure. Elles peuvent donc résister longtemps avant de crouler sous les charges «prescrites».
Bois construit
C’est sans compter l’immense génie du matériau lui-même. Il est construit. En fait, il s’agit de bouts de bois savamment assemblés.
Ce bois construit, avant qu’on n’en ait avalisé le principe, a été remué, brassé, tourmenté et «persécuté» en laboratoire, d’où il est sorti vainqueur. Ce, suivant l’approche du «ça passe ou ça casse».
D’un autre côté, si l’épinette blanche, le pin gris ou le sapin sont les essences les plus utilisées dans les «bois construits» ou d’ingénierie, c’est l’épinette noire, matière première de l’immeuble Fondaction, qui est la plus recherchée en raison de sa «haute tenue mécanique».
Il faut à l’épinette noire 90 ans avant sa complète maturité. Cependant, poussant posément dans les forêts boréales de chez nous, elle est petite quand on la récolte. «D’où sa haute densité et sa fibre robuste», se félicite M. Desjardins. De plus, elle cache bien ses attributs. Car, sur pied, elle paraît malingue.
Et parce que le «bois construit» ne fait pas de caprice quant aux longueurs, tout dans le tronc de l’épinette noire est employé. Y compris la tête.
Opposition
Tous les morceaux, dont les anneaux de croissance et les fibres s’opposent souvent pour une stabilité ou une force optimale, sont liés fermement à la colle phénolique, de polyuréthanne ou mixte. Elle n’émet qu’une quantité infinitésimale de gaz toxiques, comme en Californie, et se moque des températures élevées.
«Le côté écologique est fondamental dans le développement des adhésifs bien qu’ils soient surtout développés pour leurs capacités mécaniques, leur défense contre l’humidité, les incendies spécialement et leur pérennité», dit le directeur de la recherche.
Pour remettre les pendules à l’heure, il rappelle que les constructions monumentales telles que l’édifice Fondaction ne sont pas nouvelles sous le soleil. On en a fait, au Québec, dans le passé. C’est la tradition des poteaux et poutres qui continue, «mais de façon plus sécuritaire à cause de bois hautement technologiques».
Ciseau à bois: si pratique, mais si mal utilisé
4e partie de 13
Qui n’a pas quelques ciseaux à bois? Souvent mal entretenu, utilisé à toutes les sauces – allant de la coupe du bois à celle des clous! – cet outil est un souffre-douleur, un véritable incompris.
De l’usage d’un ciseau à bois
Il est vrai qu’en période de chantier, un ciseau à bois peut s’avérer l’outil idéal pour telle ou telle opération peu orthodoxe. En ce sens, pourquoi ne pas conserver un ciseau, mais un seul, pour ces situations très particulières où le pratico-pratique l’emporte sur le respect de l’outil et où le tranchant sera nécessairement massacré? Voilà, ce sera lui, le martyr, il faut bien que quelqu’un paye! Mais les autres ciseaux, eux, ne souffriront pas ces situations : ce seront vos chouchous. La vie est injuste, mais c’est comme ça.
De l’affûtage des chouchous
Un outil qui ne coupe pas ou qui coupe mal est un outil dangereux. Plus vous forcez pour faire pénétrer le ciseau dans la matière, moins vous maîtrisez votre geste. Sachez aussi que peu importe l’état de votre ciseau, il est toujours possible – avec patience – de le remettre comme neuf.
Il ne suffit pas de meuler votre ciseau à la va-vite pour qu’il coupe : l’affûtage exige davantage de finesse. Un biseau régulier, droit, exempt de brèches devrait être votre objectif. Selon la qualité de votre ciseau, l’angle formé par le biseau et la semelle doit osciller entre 25 et 30°.
Ensuite, il vous faut surfacer la semelle de votre ciseau, à savoir la poncer sur un papier à poncer déposé sur une surface droite (vitre, table de banc de scie ou de dégauchisseuse par exemple). Après quoi, il ne reste que le travail à la pierre. Le tranchant de l’outil étant formé de la rencontre de la semelle et du biseau, ces deux surfaces devront être polies à la pierre (1000/6000). Les pierres grises à l’huile ne sont pas appropriées. À privilégier : les pierres à l’eau de type japonais; elles sont abordables et toutes désignées pour les outils du bois.
À la fin de ce passionnant exercice – quoi de plus agréable que de constater le poli du bois laissé par l’outil! – vous devriez être en mesure de raser votre avant-bras sans aucun effort… Bon affûtage!
P.-S. : Pour ceux qui apprécient leurs ciseaux à bois pour couper les clous, nous portons à votre attention l’existence des ciseaux à froid, prévus à cet effet…
La restauration, ce n’est pas de la rénovation!
Dans la vie de tous les jours, on touche du bois pour appeler la chance. Dans cette rubrique, on le touchera pour en faire des meubles et d’autres objets délicats et ornés. «Toucher du bois», c’est entrer dans le sillage de l’ébénisterie. À partir des rudiments. Cela, avec le concours de deux ébénistes et professeurs d’ébénisterie à l’école Artebois, rue de la Concorde, à Québec. L’un, Éric Thériault, est spécialisé en sculpture d’ornementation; l’autre, Pierre Pagé, en finition.
Un beau meuble de famille hérité d’un vieux parent ou un autre déniché dans une brocante. Voilà autant d’occasions pour plusieurs de se lancer dans la restauration. Mais avant d’entamer les multiples étapes pour faire de ce vieux meuble une attraction hors du commun de votre intérieur, quelques notions de déontologie – eh oui, rien de moins! – méritent d’être intégrées à votre réflexion. Généralement, qui dit restauration dit investissement. Conséquence : après la restauration de l’objet, ce dernier devrait valoir autant, sinon plus. Si ce n’est pas le cas, votre «restauration» n’en est probablement pas une…
Votre souci premier en restauration devrait être de respecter le bien culturel que vous détenez, ce qui sous-entend les principes suivants : stopper ou ralentir sa détérioration, assurer sa pérennité, essayer de remettre l’objet dans un état proche de son état d’origine et non dans un état correspondant à la mode du moment, etc. Bien sûr, tous les biens n’ont pas la même valeur culturelle, mais sans chercher bien loin – en architecture, en ébénisterie, en environnement, etc. – , on peut constater que beaucoup de ces biens ont été détériorés par leur propriétaire, persuadé que la mise à la mode de ceux-ci – par exemple, leur rénovation – les dispensait de s’informer auprès de personnes compétentes… Rénover, c’est mettre au goût du jour, au risque de diminuer la valeur d’un bien et de le détériorer, car la mode ne souffre aucune considération déontologique relative à la conservation à long terme d’un objet. Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire? Beurrer un meuble brun foncé parce que c’est la mode; décaper un meuble au papier sablé et enlever l’épaisseur de bois nécessaire pour faire disparaître telle petite égratignure qui égratigne votre humeur; retrancher, sectionner une partie d’un objet pour le faire correspondre à nos goûts du moment; voilà autant de comportements qui ne respectent pas un bien culturel et qui ne ralentissent pas sa détérioration.
Les gouttières: pour éloigner l’eau des fondations
«Il faut éloigner l’eau des fondations, lance-t-il. Et c’est aussi une question d’esthétique parce que l’eau qui tombe du toit, elle détruira le gazon ou les plantations autour de la maison. Elle soulèvera aussi de la saleté qui collera au parement de la maison. S’il s’agit d’un parement pâle, il faudra nettoyer. J’ai eu un cas où il a fallu nettoyer la pierre au jet de sable pour enlever les taches.» L’esthétique pour garder l’apparence de la résidence, c’est une situation qui ne cause pas de problèmes majeurs si le propriétaire ne fait rien. C’est une question d’apparence, mais l’accumulation d’eau près des fondations peut causer des problèmes d’infiltration à la longue, surtout si l’on croit à tort que le béton est étanche. Sur des fondations neuves, le propriétaire peut avoir fait poser une membrane élastomère qui limitera, voire éliminera les infiltrations par les microfissures. Mais sur une maison d’un certain âge dont on ne peut garantir l’absence de fissure ou le fonctionnement adéquat du drain de fondation, il n’y a pas de risque à prendre. Mieux vaut éloigner l’eau avec des gouttières en prévoyant une rallonge au sol s’il y a des accumulations parce que la pente est trop faible pour envoyer l’eau de pluie suffisamment loin.
Voici d’ailleurs ce que recommande la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) à ce sujet : «Si les descentes dirigent l’eau à proximité des fondations, l’eau descend directement aux drains de fondation, ce qui peut facilement les surcharger. Assurez-vous que les descentes pluviales se prolongent d’au moins 1,8 mètre (six pieds) du mur de fondation. Faites en sorte que l’eau ne se dirige pas vers les murs de fondation des voisins. Elle doit s’éloigner de votre maison en direction de la rue, de votre cour arrière ou de la ruelle arrière. Si les descentes pluviales sont raccordées au réseau d’égout de la maison ou aux drains de fondation, débranchez-les.» Mais il ne suffit pas seulement d’installer des gouttières, il faut aussi faire un peu d’entretien, souligne M. Tremblay. Si la maison est entourée de grands arbres, il faudra vider les dalles deux ou trois fois par année pour éviter les débordements. Il faudra dégager les dalles, les coudes et les descentes pour laisser le passage libre pour l’eau. On peut aussi ajouter des grillages sur la dalle, mais cela n’empêche pas l’inspection et le nettoyage, car les feuilles peuvent tout de même coller sur ce grillage. Parfois, les gouttières débordent quand même lorsqu’elles sont bien dégagées. C’est rare, mais c’est possible. Il faut alors les remplacer par des gouttières et des descentes pluviales de plus grandes dimensions, recommande la SCHL. Un bon bricoleur peut faire la pose lui-même Un bon bricoleur peut poser les gouttières lui-même sur sa maison. Ça prend une bonne échelle ou un échafaudage et quelques outils. Il n’y a pas de saison idéale pour réaliser de tels travaux, mais le printemps et l’automne semblent être des périodes plus achalandées. Toutefois, les dalles achetées dans une quincaillerie ont des limites de longueur. Si le propriétaire veut une dalle sans joint, il devra faire appel à un spécialiste de la pose de gouttières qui coupera la dalle de la bonne longueur sur le chantier. Les conseillers rencontrés estiment que faire le travail d’installation soi-même coûte entre 3 $ et 4 $ le pied linéaire incluant les accessoires et les ancrages (clous ou vis). Faire effectuer le travail par un entrepreneur dans le domaine coûterait entre 8 $ et 9 $ le pied linéaire, en moyenne. Si le travail est complexe à cause des toitures multiples et d’autres détails architecturaux, les prix pourront être plus élevés. Ainsi, pour une maison de 30 pieds sur 36 avec un toit à quatre versants, le propriétaire déboursera entre 400 $ à 500 $ s’il est bricoleur ou entre 1000 $ et 1600 $ avec un entrepreneur. Si le bricoleur veut faire le travail correctement, il devra consulter la documentation ou un manuel pour placer les gouttières correctement, car les dalles doivent être en légère pente vers la descente pluviale, et ne pas être posées trop près du rebord du revêtement de toit. Si la toiture est de métal, il faut prendre encore plus de précautions, et même laisser un spécialiste faire le travail. Et si vous faites construire votre maison, pensez à faire inclure la pose des gouttières dans les travaux. Quand les échafauds sont sur place, pourquoi ne pas en profiter? Ce sera plus simple, le parement sera protégé des éclaboussures et l’eau ne s’accumulera pas près des fondations. Le bon produit au bon endroit Sur le marché, il existe des gouttières en vinyle, ou PVC, en aluminium, en acier galvanisé ou en cuivre. «Si la gouttière de vinyle semble coûter moins cher à l’achat des dalles que les produits en aluminium ou en acier, explique Bernard Tremblay, il faut beaucoup plus d’accessoires de sorte que le coût de revient est presque identique.» Toutefois, le vinyle a un gros défaut. S’il résiste bien aux intempéries et qu’il ne se corrode pas, il est très sensible aux variations de température. Les sections de 10 pieds ont une variation de presque deux pouces entre – 30 degrés Celsius et + 30 degrés. Une telle variation peut faire sortir la dalle de la jonction du coin la reliant à la descente pluviale ou du joint entre les deux dalles. Il se pourrait que le propriétaire ait besoin de son échelle pour replacer les morceaux. «Je conseille davantage l’utilisation de l’aluminium, précise M. Tremblay, qui travaille depuis de nombreuses années dans le monde de la construction, parce que le produit ne prend pas d’expansion et qu’on peut l’avoir dans n’importe quelle couleur sur commande. Pour un petit projet comme un cabanon ou le chalet, la gouttière de vinyle pourra faire l’affaire, mais lorsqu’il y a de grandes longueurs, mieux vaut choisir un autre composant pour éviter les problèmes.» L’aluminium est sensible à la dilatation, mais moins que le vinyle. Son avantage est sa légèreté comparativement à l’acier galvanisé, mais il est aussi moins résistant au poids. Quant au cuivre, il sert à des projets particuliers et la plupart du temps on laisse le travail de pose à des spécialistes à cause des soudures, bien qu’il existe des produits sans soudure avec système d’emboîtement des pièces.
Pinceau longue portée
Vous êtes, par exemple, sur le toit de votre galerie et ne pouvez rejoindre le creux d’un pignon. Vous vous attachez bien, vous pliez le pinceau et le tendez, au bout du manche, vers l’endroit à peindre. Claude Gagné est conseiller chez le marchand d’outils et de matériaux Cantin & Fils de la rue Saint-Vallier, à Québec. «Pour l’employer, il faut avoir le geste précis, encore qu’on puisse déborder juste un peu de la surface à peindre, généralement petite, sans que l’imperfection produite ne paraisse du sol», trouve-t-il.
Ce n’est toutefois pas un pinceau tout usage. On ne s’en sert qu’occasionnellement. Néanmoins, on l’apprécie d’autant plus qu’il nous épargne la peine de dresser un échafaud, d’élever une échelle sur une surface périlleuse ou de faire venir une nacelle mécanique à élévation pneumatique et son opérateur. Prix de l’objet : 19,99 $.
Laver propre
Ces détachants, qu’elle a elle-même conçus et élaborés, on les trouve désormais sur le marché du détail. Dans tous les magasins Réno Dépôt du Québec, en fait. Sous la forme d’un nettoyant à cuvette d’abord. Puis pour les vitres et miroirs. Les planchers et murs, ensuite. Tout usage et à vaporisateur, finalement. Sans compter un savon à main, un liquide à vaisselle et un détergent à lessive.
Ils sont tous certifiés Écologo d’Environnement Canada, la plus haute distinction en la matière au pays. Ils sentent bon les huiles essentielles de citron, de lime ou de lavande, tandis que leur couleur «zen» est formée de colorants alimentaires. D’un autre côté, ils sont réputés biodégradables, sûrs pour la vie aquatique, sans phosphate et non cancérigènes. À cuvette Le Soleil a fait l’expérience du nettoyant à cuvette. Il laisse le lavabo impeccable et satiné. La baignoire, pareillement. Aussi bien que la toilette. Mais pour vaincre, dans cette dernière, un trait persistant, il faut mettre un peu plus «d’huile de bras». Le port de gants ne paraît pas requis. Les mains restent nettes et satinées. Essayé, en revanche, pour débarbouiller un évier en acier inoxydable, bien qu’il ne paraisse pas conçu à cette fin, le résultat a été réussi et durable. Puis le nettoyant tout-usage et d’aspect vin rosé. Intéressant pour rafraîchir un comptoir, un bureau en stratifié ou un pupitre d’ordinateur. Les taches de café ou les cernes de boisson gazeuses sont chassés à l’aller et au retour d’un chiffon doux. Le nettoyant à vitre, cette fois. Il laisse clairs les vitres et miroirs, sans traînée ni empreinte striée de chiffon. Il est rare, en cela, qu’un lave-vitre satisfasse autant.. Finalement, le nettoyant «neutre» pour planchers et murs. Il a été employé sur un mur peint au latex lavable. La solution est efficace. Elle se moque des petits éclats de saleté. Avec un peu d’insistance, on vient à bout de traces de stylo. Cela, sans altérer la couleur.
Contenants et prixTous les produits sont contenus dans des bouteilles de 945 ml et se détaillent de 4,49 $ à 4,99 $. Sauf le détergent à lessive, à l’arôme de lavande, dans son contenant de 1,85 litre et à bec verseur à retour du savon s’épanchant sur le rebord, qui se détaille de 9,99 $ à 10,99 $.
Béton prêt à emporter
Pour la mise en place d’une base pour le spa, la réfection d’un trottoir d’entrée ou la fixation de poteaux de clôture dans le sol, plus besoin de se munir d’une petite bétonneuse, de courir les marchands de matériaux en quête de multiples sacs de béton prémélangé à transporter puis à accommoder dans la cour ou de faire venir, à la limite, une grosse bétonnière. Béton Girard, maintenant Bétomix 2009 inc., fait profession de petites quantités depuis la fin des années 70, mais avec accélération du processus à partir de 1997. À présent, dans sa cour se concentrent quelques dizaines de petites remorques à béton qu’un particulier vient chercher, accroche à son véhicule, puis s’en va.
«Boule d’amarrage au véhicule de deux pouces obligatoire, mais prêt d’une boule de la bonne dimension si nécessaire», prévient Bétomix 2009 dans ses bureaux, sis au 2680, boulevard Hamel, où les clients ne cessent d’aller et venir. Récession, rumeur de récession ou crise économique, on ne sait pas trop, chez Bétomix 2009, ce que ça veut dire. Par les temps qui courent, on sert entre 20 et 35 particuliers par jour. «Entre nous, faire une base pour son spa, sa thermopompe ou le compresseur de son climatiseur, à moins qu’on ne fasse une dalle pour sa petite remise, est plus abordable que de refaire sa toiture», trouve Steves King, responsable des ventes chez Bétomix 2009. De plus, quand les gens qui viennent acheter et prendre presque immédiatement livraison du béton dont ils ont besoin se présentent, le coffrage de bois, pour le contenir, est déjà prêt. Et ils l’ont fait d’ordinaire eux-mêmes. Mais avant toute chose, ils doivent montrer patte blanche en exposant la nature de leur projet. Son utilité, sa superficie, le poids de la charge qu’il doit normalement supporter. Et encore. «Ensuite, on met au point la recette. On réunit les ingrédients et on met, sur-le-champ, la bétonneuse en marche», continue M. King. On aura pris soin, si c’est le voeu de l’acheteur, d’incorporer un colorant pour en élever la beauté. Mais toujours un retardateur de prise. Car il faut qu’il dispose d’un temps raisonnable pour retourner chez lui et s’employer finalement à «couler». Pour ce faire, il dispose d’une couple d’heures. Pas plus. Puis il se hâtera de retourner sa remorque et de faire son ménage, sur place, au moyen d’un jet d’eau sous pression. La température, le taux d’humidité ambiant, le vent et le fait que le béton est stationnaire – puisqu’il n’est pas malaxé – depuis sa production jusqu’à son application auront aussi été pris en compte dans le procédé. «À 15 °C et moins, on introduit de l’eau chaude dans le mélange jusqu’à ce qu’il soit un peu plus chaud que froid. Quand il fait chaud, au contraire, on met de l’eau froide», résume M. King. Compression et traction Ainsi, pour faire une dalle de remise de 5 pi sur 8 pi, sur une épaisseur de six pouces, il faut trois quarts de verge cube de béton, d’une résistance à la compression de 25 MPa1. Prix : 195 $, plus taxes. Par comparaison, précise Steves King, pour ficher au sol des poteaux de clôture, un béton de 20 MPa est suffisant. Pour le plancher d’un garage privé, 30 seront nécessaires. Pour un garage commercial, on ne s’en tirera pas en bas de 35. Et comme le béton n’est pas particulièrement résistant à la traction ou à l’étirement – et puisqu’il se dilate et se contracte suivant qu’il fasse chaud ou froid – , Bétomix 2009 vous suggérera de l’armer d’un treillis métallique qui le retiendra. À défaut, Béton sur mesure du parc Colbert de Québec vous suggérera l’inclusion de microfibres tridimensionnelles dans la masse. Bétomix 2009 s’y emploie aussi, mais dans des mesures minimales de deux mètres cubes qu’elle livre elle-même au moyen d’une bétonnière. *MPa pour mégapascal. Il s’agit d’une unité de mesure de la force du béton ou de toute autre matière solide. Elle induit une contrainte perpendiculaire qui agit sur une surface plane d’un mètre carré.









